Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenue

Elisabeth, Patrick et Nadège Huguet, sont heureux de vous accueillir à la Commanderie Saint-Jean d'Artins pour un séjour convivial et dépaysant au cœur de la vallée du Loir, au carrefour du Loir-et-Cher, de la Sarthe et de l'Indre-et-Loire.

Réservez votre séjour chez nous au 02 54 72 48 47

Faire notre connaissance

 

Translation please

Publié par SARL La Commanderie Saint-Jean d'Artins

L’oenotourisme qu’est-ce que c’est ? Un nouveau mot ou un nouveau concept à la mode ?

 

De quoi s’agit-il au fond ?

Il n’est pas, là, question de « nez lumineux » bondissant de cave en cave jusqu’à plus soif. Il ne s’agit pas même d’une « tournée d’inspection » du vignoble par des experts ou des amateurs éclairés, le tout goûtant avec la modération qui sied à leur état. A mon sens l’œnotourisme consiste à utiliser la visite d’un vignoble  comme fil rouge pour découvrir ou mieux connaître non seulement les vins du crû, voire de la région, mais aussi les autres « produits gastronomique » locaux et le reste de ce que la région a d’intéressant à présenter : paysages, architecture, histoire, musées, festivals et autres.

 

Alors certes, on voit ce que peut être l’œnotourisme en Bourgogne, en Bordelais, entre Bergeracois et Lot, voire dans la région paloise. Mais l’œnotourisme dans le Loir-et-Cher et plus précisément dans la vallée du Loir, entre Vendôme et la-Chartre-sur-le-Loir (Le Perche vendômois), on ne sait pas forcément encore quoi mettre derrière !

Et pourtant … Certains en ont eu l’idée avec l’obtention pour 3 ans du Label « Vignobles et Découvertes » pour la Vallée du Loir.

Pour plus d’informations :   http://www.gouvernement.fr/gouvernement/tourisme-viticole-dix-sites-labellises-vignobles-et-decouvertes et http://www.lafrap.fr/content/la-vall%C3%A9e-du-loir-labellis%C3%A9e-vignobles-et-d%C3%A9couvertes

 

Nous aussi, à la Commanderie, nous avons notre idée en la matière et espérons bientôt bénéficier de cette labélisation. Voici donc, en toute mauvaise foi et subjectivité, l’œnotourisme illustré « de par cheu nous ».

Si cela vous tente, essayez-le. Sinon, critiquez-le.

 

Commençons donc par le fil rouge, qui peut d’ailleurs revêtir d’autres couleurs. Il peut-être aussi blanc ou gris si on tourne à droite au stop en bas de la Commanderie, vers les Coteaux-du-vendômois. Si on tourne à gauche, il est surtout blanc, mais aussi rouge et rosé vers Jasnières et Coteaux-du-loir.

Panneaux stop direction [800x600]

Nous avons en effet la chance d’être « au bout » de l’appellation des coteaux-du-vendômois qui va globalement de Vendôme à Couture-sur-le-Loir et pas très loin de celles de Jasnières et des coteaux-du-loir. Loir-et-Chériens, notre tendance va donc en premier au Vendômois, vignoble plus confidentiel que celui de la Sarthe et qui mérite notre soutien.

Le vignoble s’étire de Vendôme, ville historique où il fait bon flâner en visitant …. à Couture, où se situe le Manoir Renaissance de la Possonnière, lieu de naissance de Ronsard, que vous pourrez visiter aux beaux jours, en passant par Montoire, lieu historique d’une poignée de main funeste, accueillant depuis de nombreuses années un festival de folklore auquel est associé un musée permanent présentant des instruments de musique traditionnels du monde entier.

Trente kilomètres de vignoble, mais seulement 150 hectares de vignes sont classés en appellation. Il vaut donc mieux respecter les limitations de vitesse si l’on veut apercevoir le vignes.

Ce vignoble dont on retrace l’existence jusqu’en l’an 1000 a failli disparaître aux lendemains de la deuxième guerre mondiale. On pourrait dater sa renaissance de son classement en AOVDQS en 1968.

Personnellement je l’ai découvert dans les années 80, mes parents s’étant retirés dans la région, et sur la foi d’articles sur le sujet vantant l’excellence de certains vignerons du Vendômois.

La relève des générations aidant, la professionnalisation des vignerons contribuant à une meilleure compréhension de la question et la volonté de certains producteurs (dont celle de Patrice Colin, président de l’association des viticulteurs  à cette époque) tirant l’ensemble vers des exigences de qualité, le classement en AOC a été obtenu en 2001.

octobre-ext-037--640x480-.jpg

Ce raccourci historique m’incite à deux digressions.

La première reste dans le domaine historico-sociologique. En dehors de rares cas, Patrice Colin étant une excellente illustration de familles historiquement vigneronnes (aux alentours de 1700 pour les Colin), les vignerons étaient à la fin des années 60 des « polyculteurs » majoritairement. C’est avec la génération actuelle que l’on assiste à une « bascule ». Pour être caricatural, dans une fratrie, souvent l’un se spécialise dans la viticulture après une formation technique adaptée, les autres reprenant les productions agricoles.

L’autre est un regret. J’ai du mal à comprendre que l’habitant du Vendômois, en moyenne bien sûr, se refuse à admettre l’évolution qualitative du vignoble local. Il s’agit d’un véritable blocage psychologique, comme me l’a démontré une expérience « à l’aveugle » avec une bouteille de blanc « vieilles vignes » de 1995 tentée avec des amis du crû. C’est à la fois dommage, mais c’est aussi une chance offerte aux « étrangers » qui arrivent sans préjugés. Alors profitez-en !

 

Mais, revenons à notre fil de couleur.

L’AOC Coteaux-du-Vendômois, qui relève désormais d’un décret de 2009, porte sur des vins tranquilles gris, rouges et blancs. Les gris et rouges s’appuient sur le cépage local typique qui est le Pineau d’Aunis (sans aucun lien avec le Pineau produit en Aunis). C’est un vieux cépage rouge, semble-t-il sélectionné en Anjou en des temps reculés et qu’on ne trouve pratiquement plus que le long de la Vallée du Loir. Que ce soit en gris ou en rouge, il se caractérise par des arômes poivrés assez marqués et en gris par des notes d’agrumes.

Coteaux-du-vend-mois--800x600-.jpg Bouteilles-coteaux-du-vend-mois--800x600-.jpg

A tout seigneur, tout honneur, commençons avec le gris.

Le gris du Vendômois, qui comme le tabac du même nom est l’apanage des « Anciens est le vin « traditionnel » et le plus caractéristique. Techniquement, c’est un « rosé de pressurage direct », autrement dit presque un vin blanc. Fait à partir du Pineau d’Aunis, c’est Le vin de la « Rillette de Montoire ». Bien sûr, il accompagne aussi fort bien des tas d’autres choses. Preuve en est sa large utilisation pour les repas de la Table d’Hôtes. Il permet aussi, dosé d’un peu de sirop de pamplemousse, de préparer un « VRP » qui est un des « Kirs » locaux, l’autre étant à base de griotte.

 

Le rouge est double.

La cuvée « Tradition » élaborée par tous est un assemblage des trois cépages : le Pineau d’Aunis (qui doit être majoritaire), le Cabernet franc et le Pinot noir parfois complétés par une touche de Gamay. D’où une gamme très large en fonction des choix d’assemblage sans compter le terroir, l’âge des vignes et la « patte » du vigneron.

Ayant un faible pour le goût si particulier du Pineau d’Aunis nous aimons les cuvées « dérogatoires » composées à 100 % de ce cépage.

 

Reste donc le blanc composé du cépage Chenin parfois complété de Chardonnay (20% max). Majoritairement vinifié en sec, on le trouve aussi en demi-sec ou en moelleux. Chez nous, il accompagne souvent les fromages de chèvre. Mais là encore, il s’agit de ne pas se limiter à cette seule option : par exemple, avec le boudin blanc ce n’est pas mal du tout !

 

La gamme des vins d’AOC est complétée par des « vins de pays de la vallée de la Loire » (autrefois « vins du jardin de la France ») mais aussi par les Pétillants (réglementairement « vins mousseux de qualité »), sans appellation.

Des pétillants, nous en usons largement, quoique avec modération, au moment de l’apéritif. Ce sont des vins très variés dont l’encépagement varie d’un vigneron à l’autre (Chardonnay, Chenin, Pineau d’Aunis, Grosleau, et autres), majoritairement blanc et rosé / gris. On trouve quelques rares cuvées rouges que nous vous recommandons d’essayer au moins une fois. Pour la quasi totalité, ils sont élaborés selon la « méthode traditionnelle » (que certains persistent à appeler « méthode champenoise »). Patrice Colin élabore deux cuvées (Perles grises et Perles rouges) avec une autre méthode : la « méthode ancestrale ». Mais, la place me manque ici pour entrer dans le détail de ces deux types de vinification.

 

Après les vins, les producteurs de l’appellation : une douzaine de producteurs, dont une cave coopérative qui produit la majorité des volumes. La carte des vins de la Maison d’hôtes nous permet de proposer des vins de dix d’entre eux, mais quatre d’entre eux reviennent le plus souvent : Patrice Colin, Charles Jumert, Dominique et Sylvie Norguet ainsi que la Cave coopérative. Visitez-les, tous si vous le souhaitez (prévoir alors quatre demi-journées), et faites votre propre sélection, les goûts et les couleurs se partagent mais ne se discutent pas.

 

Pour ce qui est des autres produits de bouche, lesquels goûter et ramener à la maison ? Limitons-nous pour aujourd’hui à la petite zone géographique de « Montoire  -  Couture ».

Pour les charcuteries, deux produits.

Le premier est ce qu’à la Commanderie nous appelons les « Rillettes de Montoire » (appellation strictement non contrôlée, j’en ai peur). C’est une  « Rillettes de Tours », particulièrement peu grasse (euh, cela reste tout de même de la « rillette »). Notre adresse favorite : La boucherie-charcuterie de Gérald Morin à Montoire.

Le deuxième est plus typique : il s’agit du « Jambon mariné ». En bref, il s’agit de jambon frais mariné dans du vin blanc et de la « poudre de perlimpinpin » (dont quelques aromates sûrement) propre à chaque charcutier. Tranché à la demande, nous le servons poêlé brièvement à feu vif, avec un déglaçage au vin gris et crème. Notre préféré en la matière : Jean-Claude Forget à Artins.

On pourrait ajouter, mais c’est plus classique à l’ensemble de la région : Rillons, Boudins noirs et blancs. Nous aimons particulièrement le boudin blanc (Jean-Claude Forget encore) que nous servons poêlé doucement, déglaçage au vin blanc et ensuite monté au beurre, servi avec une purée de panais.

rillettes-Montoire-bis.jpg Jambon-marin---800x600-.jpg

 

Pour les fromages, deux produits également, un « vache » et un « chèvre ».

Le fromage de vache du coin s’appelle le Petit Trôo. Elaboré à base de lait provenant de Couture par la Laiterie de Montoire, il porte le nom d’un village proche à ne pas manquer. Il se situe entre le « mi-frais » et le demi-sec. Le plus simple est encore de s’approvisionner directement à la laiterie.

Le fromage de chèvre est le fromage le plus courant dans la région qui appartient à l’aire d’appellation « Sainte-Maure-de-Touraine ». Vous trouverez d’assez nombreuses fermes où vous pourrez vous fournir en fromages divers dont le « Trèfle ». Mais si vous nous croyez, vous ne manquerez pas la Tome de Chèvre de la Ferme de la Petite Forêt (à la sortie de Montoire sur la route de Château-Renault), qui doit être la seule à en proposer, c’est du moins la seule que nous connaissons.

octobre-Smartbox1-062--640x480-.jpg Petit-Troo--Tome-de-ch-vre--800x600-.jpg

Chemin faisant, vous aurez le loisir de voir et visiter quelques sites ou monuments remarquables :

 - le manoir de la Possonnière où est né Ronsard, mais il ne se visite qu’aux beaux jours ;

 - le village troglodytique de Trôo, avec ses neufs étages d’habitation, ses « caforts », dominé par sa collègiale ;

 - le village de Lavardin, avec ses maisons Renaissance et son jeu de cartes unique : la Chouine ;

 - la « spécialité architecturale locale » constituée par les églises peintes (Lavardin, Montoire, St Jacques des Guérets, pour ne citer que les plus proches ;

 - Montoire et sa gare, dite Musée des Rencontres ;

 - à Montoire toujours « Musikenfête », musée d’instruments de musique traditionnels du monde entier ;

 - la champignonnière de Villiers, pour un saut dans le passé ;

 - Vendôme, son château, ses vieux quartiers, ses églises.

Aout-2008-Margot-Troo-149--640x480-.jpg Aout-2008-Margot-Troo-211--640x480-.jpg

Si tout ceci ne vous suffit pas, vous pourrez encore aller pratiquer des sports nautiques sur le plan d’eau des Trois Lacs ou l’équitation au Ranch de Loir, à Montoire.

N'hésitez pas à visiter le site de l'office de tourisme de Montoire : http://www.otsi-montoire.fr.

En alternant les différents thèmes, il est donc possible de passer quelques jours heureux dans ce petit coin de France. Trois ou quatre jours semblent une durée optimale pour profiter de tout au rythme qui convient à la découverte et à la flânerie. Pour les curieux et les gourmands n’hésitez pas à visiter nos pages sur la table d’hôtes et les animations sur le goût. Vous y trouverez de quoi prolonger cette promenade oenotouristique. 

 

Et si on avait tourné à gauche au stop, en direction de la Sarthe, me direz-vous ?

Là, c’est une tout autre visite, il vous faudra revenir pour un deuxième article ou un deuxième séjour.

 

                                                                                                                                                             Patrick alias Papaïto

 

Voter !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Kath 14/02/2011 14:52



Que voilà un article qui fleure bon le fruit rouge et le sous-bois mousseux! Une invitation à la découverte, un laisser-passer pour de nouvelles aventures sensorielles... Chef, si la plume
est rare, le style n'en est que plus goûteux !! Bravo et.... à trés vite, Chef, pour de nouvelles recettes qui révêleront, de nouveau, ces petits trésors des terroirs et
inversement !! Grosses BiZ.



MORISSET 14/02/2011 11:13



Une fois de plus, grâce au savoir-faire des photographes et des commentaires, quel plaisir de continuer à découvrir ce joli coin de France qu'est le Vendômois, riche en histoire et....rempli de
richesses du terroir que nous espérons goûter lors d'un prochain séjour.


On a déjà les papilles en éveil...


Vive les beaux jours de
2011                              Mme Morisset