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Bienvenue

Elisabeth, Patrick et Nadège Huguet, sont heureux de vous accueillir à la Commanderie Saint-Jean d'Artins pour un séjour convivial et dépaysant au cœur de la vallée du Loir, au carrefour du Loir-et-Cher, de la Sarthe et de l'Indre-et-Loire.

Réservez votre séjour chez nous au 02 54 72 48 47

Faire notre connaissance

 

Translation please

Publié par SARL La Commanderie Saint Jean d'Artins

La Question : fait référence aux Tribunaux de l’Inquisition mis en place par le Pape pour réprimer les hérétiques, surtout à partir du XIIIes. L’Inquisiteur était chargé de trouver et d’interroger les suspects de pratiques non conformes avec le catholicisme, en les questionnant par tous les moyens possibles jusqu’à obtention d’aveux. Les bûchers étaient dressés pour punir les hérétiques et apportés la purification par le feu. Les Templiers furent ainsi des cibles du roi de France et du pape.

 

Les coulpes ou « battre coulpe » ou faire son « mea coulpa » : avouer ses fautes, faites, pensées ou à venir dans la journée. Elles pouvaient s’effectuer sous forme d’aveux « publics », devant un collège de religieux qui formait le Chapitre (sorte de « conseil d’administration ») réunit le matin dans une salle du Chapitre (voir salle du Chapitre). Elles s’accompagnaient de repentir, de travaux à faire ou parfois prendre la forme de punitions physiques,  même violentes (dos fouetté = battre ses coulpes, silice autour de la taille ou des cuisses).

 

Les complies : nom donné aux derniers offices de la journée (vers 19h30-20h), donc quand celle-ci est accomplie.

 

Dîner : les religieux suivant des règles (clergé régulier) prenaient une collation par jour en hiver (un souper), deux collations en été (un diner et un souper), les journées étant plus longues, avec un bouillon le matin. Les repas étaient souvent un moment de silence et d’écoute de la lecture des Écritures saintes. Il est évident que l’ensemble de ces us variait selon les lieux et les époques.

 

La salle du Chapitre : dite aussi Salle capitulaire, pièce généralement à proximité d’une source de chaleur dans laquelle se réunissaient les moines ; ce collège regroupait le religieux en chef, le trésorier, le chantre, les responsables comme l’archiviste, le cellérier… Ils « débattaient » des questions du jour ou plutôt rendaient compte des problèmes. Les décisions à prendre se faisaient donc sous l’autorité du religieux en chef. (voir couples).

 

Droit de chasse : affaire mentionnée en 1281 dans les archives de Poitiers. Le droit de chasse fait partie des privilèges seigneuriaux (le commandeur est un « seigneur religieux ») ; il permettait de s’entrainer, de chasser le gibier (exclusivement propriété du seigneur), de montrer sa puissance par le nombre de chevaux et de chevaliers conviés. Ce moment était aussi l’occasion de canaliser les énergies guerrières et de resserrer les liens vassaliques entre le seigneur et ses chevaliers. Un grand seigneur en déplacement attendait au moins une chasse lors de son séjour chez ses vassaux : la chasse était donc aussi un moyen de faire reconnaitre son rang et sa qualité. Souvent la chasse demandait des moyens considérables : le cheval de chasse n’était pas le destrier de guerre, les oiseaux de proie étaient élevés dans les fauconneries, les chiens de chasse formaient des meutes redoutables. La chasse nécessitait pisteurs, leveurs, lâcheurs, rabatteurs en plus des métiers d’usage pour monter à cheval : sellier, forgeron, soigneurs, palefreniers (de palefroi, cheval de monte par opposition au destrier plus lourd), etc. Le braconnage sur les terres seigneuriales était généralement puni de mort.

 

Foulques le Jeune : seigneur du XIIes., en 1129, il est mentionné en Palestine où Beaudouin II roi de Jérusalem l’aurait appelée. Foulques, veuf aurait même épousé la fille ainée de Beaudouin. A la mort de ce dernier en 113, il l’aurait remplacé, possédant pendant 15 années le royaume. Selon différentes publications anciennes, il serait à l’origine de l’édification de la chapelle Notre-Dame de Troô en 1124 (village à proximité) ; il aurait aussi été un proche de Hugues de Payens, grand maître de l’ordre des Templiers. Les sources n’ont pas encore été vérifiées ! 

 

Les feux : le feu dans l’âtre des maisons permet de dénombrer le nombre de maisons habitées et d’en déduire le nombre d’habitants avec plus ou moins d’erreur ! Le feu symbolise le foyer : le nombre de foyers permet le calcul des recettes des impôts (pour les propriétaires fonciers et pour l’Église). Il est cependant plus facile de comptabiliser les foyers de cheminée que les personnes : l’état civil n’existe pas en tant que tel (il faut pour cela attendre le XVIes. et il sera établi aussi à des fins religieuses), les taux de mortalité infantile restent élevés et l’espérance de vie courte.

 

Aigle : symbole par lequel saint Jean est souvent remplacé (dans de nombreuses acceptions sans distinction des différents saints Jean entre eux) ; ces symboles sont appelés tétramorphes (Marc = lion, Luc =bœuf, Mathieu = ange, Jean= aigle) à chaque animal est attribuée une valeur, un trait de caractère. Dans les iconographies, ces animaux représentant les Évangélistes, sont ailés, ce qui évite les confusions. 

 

Nom de famille : les noms de famille font leur apparition au tournant des XIe et surtout XIIe siècles. D’abord l’individu est identifié comme étant « fils de » ; l’essor démographique et les contacts de plus en plus nombreux en village oblige à différencier les individus : soit par leur paroisse « Jean de Lignon », soit par leur seigneurie « seig. de Montoire». Petit à petit les apparences physiques (Jehan Léger), traits de caractère (Charles le Fol) et métiers (Jehan le Changeur sous entendu de monnaies) donnent forme à ce qui deviendra des noms de familles… Les généalogistes en connaissent les nombreuses ramifications. D’autant plus que le latin est toujours la langue écrite tandis que les patois forment ce que l’on appelle la langue vernaculaire… Ajouter à la recette, une orthographe non réglementée, et vous aurez probablement plus d’une piste pour retrouver votre patronyme !! Bon courage…

 

Terrier : livre manuscrit, parfois agrémenté de dessins qui regroupent l’ensemble des biens répertorié d’un ordre religieux (en majorité), il est à mi chemin entre le journal de bord et la carte topographique ! Souvent très précis, sa lecture est laborieuse et difficile à décrypter car chaque releveur à sa méthode, sa graphie … d’où l’intérêt d’avoir quelques bases de paléographie pour trouver les entêtes, les formules d’usage et arriver au vif du sujet plus rapidement … Il permet de faire le bilan des acquisitions, des donations du vivant, par testaments, les usufruits, la tenure, la Réserve, etc. Selon les époques et les besoins, le Terrier peut recenser uniquement les feux (les foyers fiscaux) ou bien les terres et leurs usages. La richesse médiévale vient de la terre, de sa possession, de son exploitation et de sa variété (labours, vergers, forêt, bois, étang, rivières). Rappel, les cours d’eau au Moyen Age (après la disparition des derniers rois carolingiens) sont « usurpés » par les grands seigneurs qui tiennent la terre. Ils imposent, en fonction de leurs besoins, divers péages sur les ponts et sous les ponts, sur les machineries (foulon, bief de pêche, moulin). Bref, avoir un cours d’eau poissonneux, avec du débit, et surtout navigable est une aubaine financière ! Pour La Commanderie, il existe plusieurs Terriers conservés, de différentes époques… L’affaire est à suivre.

Points cardinaux en usage au cours du Moyen Age : le septentrion = le Nord, le levant ou l’orient = l’Est, le méridional= le Sud, le couchant ou l’occident =l’Ouest.

 

La tenure : ensemble des terres appartenant à un propriétaire ; elles sont mises en location de sol pour être mises rentabilisées : ces terres, par parcelles, sont appelées des tenures ; les « améliorissements », terme courant dans les Terriers, sont les bénéfices dégagés pour le propriétaire. 

 

La chapelle des Hospitaliers de La Commanderie : la chapelle est dédiée à saint Jean en toute logique ; elle est encore mentionnée en place au début du XXes. Certaines descriptions, dans les Terriers indiquent un bâtiment de belles proportions avec un pignon muni d’une porte, une nef voutée, un chœur décoré de peintures murales (le mot fresque étant une technique de peintures), une dizaine de vitraux, et une porte latérale à proximité d’un banc, dit banc du Commandeur … (Et oui, d’autres avaient bien un chêne pour réfléchir, alors pourquoi pas !). Les recherches sont en cours…. ces mentions sont tardives, il nous faut remonter le fil du temps pour espérer la retrouver. Il est cependant probable que l’installation d’un ordre religieux ne s’est pas fait sans un lieu de culte, plus ou moins développé. Ici, il est question d’un bâtiment œuvré, et pas d’une installation troglodytique… même si certains éléments relevés dans une grande cave, sont perturbateurs (traces de décors peints). A ce jour, pas d’éléments visibles de ladite chapelle, quoi que… L’actuelle statue de saint Jean l’Évangéliste, en bois polychrome, non datée, et bien protégée derrière ses barreaux, est au programme de nos investigations…

 

La Guerre de Cent ans : petit rappel historique ; en 1328 Charles IV, roi de France meurt sans héritier. Sa sœur Isabelle, mariée au roi d‘Angleterre a un fils Édouard, mais les grands seigneurs lui préfèrent le cousin du roi défunt : Philippe de Valois. En 1337, Édouard III, devenu roi d’Angleterre ne reconnait pas les droits de Philippe VI de Valois, à la couronne de France. Pendant cent ans, il se passe peu d’années sans guerre. L’armée anglaise mieux organisée défait les troupes françaises à Crécy (1346), à Calais (1347). Fait prisonnier le roi de France, Jean le Bon doit céder un tiers du royaume, pour sa rançon en 1356. Entre 1380 et 1455, la France est déchirée par la folie du roi Charles VI dit le fou ; les Grands se partagent en deux camps les Armagnacs contre les Bourguignons. Le royaume, déjà le terrain d’une guerre éprouvante entre deux rois, devient celui d’une guerre « civile ». Le royaume est ainsi laissé à lui-même. 

 

Les jacqueries : pendant la Guerre de Cent ans, le pays est ravagé par des troupes d’hommes d’arme, de redoutables malfrats qui font régner la terreur. Ce sont les jacqueries. Le nom vient du fait que, majoritairement, les hommes d’arme sont des paysans appelés alors Jacques. A partir de Charles V et du connétable du Guesclin, une armée professionnelle commence à voir le jour, payée grâce à un nouvel impôt : la gabelle. Les jacqueries se multiplient sous Charles le Fol, profitant du marasme politique du royaume. Il est probable, qu’en 1388, l’Artinois subisse le passage des Jacqueries aussi violentes qu’affamées. L’affaire est à vérifier…

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