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Bienvenue

Elisabeth, Patrick et Nadège Huguet, sont heureux de vous accueillir à la Commanderie Saint-Jean d'Artins pour un séjour convivial et dépaysant au cœur de la vallée du Loir, au carrefour du Loir-et-Cher, de la Sarthe et de l'Indre-et-Loire.

Réservez votre séjour chez nous au 02 54 72 48 47

Faire notre connaissance

 

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Publié par SARL La Commanderie Saint Jean d'Artins'

Les banalités : ensemble d’obligations d’une communauté paysanne pour son seigneur. Ces devoirs sont valables sur l’ensemble des lieues appartenant au seigneur autour du château. Cet espace est nommé ban (il est à l’origine du mot «ban-lieue»). L’ensemble des bans se nomme des banalités ; parmi ces obligations contre paiement : cuire son pain dans le four du seigneur (le four est «financé» par lui et placé au village, il est aussi appelé four banal), l’usage du pressoir, des moulins, etc. Les termes «lever le ban et l’arrière ban» indique sur un plan militaire que le seigneur lève son armée de chevaliers, puis de paysans ; «publier les bans» : obligation de faire remonter à son seigneur, le souhait de se marier (l’accord seigneurial était nécessaire !). Il est intéressant de voir le glissement sémantique et l’évolution historique de ce mot aujourd’hui !

 

Laudes : office matinal entre 3h30 et 4h30, il vient après matines(1h) et avant prime (6h).

 

Septier et boisseau : mesures médiévales, désignant à la fois un poids et un contenant. Au Moyen Age, les systèmes de mesures d’espace, de poids, de volume varient d’une province à l’autre. Souvent le même mot ne désigne pas du tout la même quantité de produit, par exemple le vin en tonneau. Les mesures de volumes sont souvent prises d’après les outils contenant habituels : le boisseau, le pichet, la pinte. Le septier ici qui évoque une division par sept d’une mesure originale est en fait un setier division par 6 ! Le boisseau suit la même logique : le boisseau de Paris variait entre 11 et 13 litres de grains.

 

Les corvées : ou devoirs envers son seigneur contre usage d’une terre et protection. Les travaux de réparation du château et d’entretiens de fossés, de remplacement des huisseries, ramassage de bois de chauffage, faisaient partie des corvées. Suivant un calendrier agricole, les paysans doublaient leurs propres travaux : quand ils labouraient leur carré de terre, ils devaient aussi labourer les terres propres au seigneur (voir ci-après La Réserve). Tous les habitants laïcs de la seigneurie devaient les corvées au seigneur. La multiplication des corvées et leur injustice sont d’ailleurs des revendications qui remontent dans tous les cahiers de doléances.

 

La Réserve : ensemble des terres, généralement situées autour du bâtiment de référence. Ces terres appartiennent au propriétaire qui jouit des revenus. Ce sont les paysans des tenures qui ont obligation de doubler leur travail et de valoriser les terres de la Réserve sans pouvoir s’y installer. Pour les ordres religieux la notion de Réserve n’est pas clairement établie. 

 

Châteaux de Montoire et de Lavardin : les ruines du château de Montoire dominent toujours la ville, visibles depuis la route menant d’Artins à Montoire, il protégeait les accès sud et ouest, de la ville médiévale. Celui de Lavardin domine la vallée de Montoire ; situé à quelques lieux, sa position permettait de défendre les accès Nord et Est de la ville et tout le nord la vallée.

 

Jehan de Bourbon, bastard de Vendôme : l’appellation peut prêter à sourire et pourtant, le fait d’être dit bastard, c’est d’abord être reconnu par son géniteur. Donc Jehan est bien reconnu comme fils du comte de Vendôme, mais non héritier. Les bastards bénéficiaient du prestige de la famille, de son rang souvent, mais ne rentraient pas dans les héritages, sauf arrangements. Ici, Jehan est chevalier, seigneur de Bonneval, conseiller et chambellan du roi. Ici encore l’évolution sémantique et sa représentation sociale sont à observer avec recul. Il exerce grosso modo de décideur juridique : sa parole n’est pas remise en question, ce qui souligne son pouvoir. Dans cette affaire, nous voyons poindre les prémices des affaires juridiques et des avocats (tierce personne sollicitée pour prendre une décision et défendre). Les affaires se multiplient allégrement et durent parfois des années !